Dimanche 13 juillet 2008 7 13 /07 /Juil /2008 02:04

 

Nous partons de Grenade sur le Venezuela en convoi. Les informations sont alarmistes, piratage, attaque à main armée, mort, blessé…psychose chez le navigateurs, pour la première fois depuis le début du voyage nous allons planquer, l’argent, l’électronique et l’informatique.

Le convoi c’est Kermija avec Michel et Jacqueline (rencontrés la première fois à Jao Pessoa, Brésil), Tubalcain avec Christian et Jackie (Christian connu 30 ans auparavant au Gabon, retrouvé par hasard à Grenade !). Rackam avec Henry et Danièle ne sont pas prêts mais c’est l’affaire de 24 heures.

 

Nous arrivons le matin aux Testigos qui, comme tout le monde le sait, veut dire …témoins !Les îles sont  de petites monts rocheux à la végétation basse hérissées de cactus.Les eaux sont poissonneuses à en croire les nuées de frégates et pélicans qui planent au-dessus de nous.


Iguana grande


 A Isla Iguana, il faut se présenter mais les formalités se feront à Margarita, 45 miles plus loin.Les habitants sont de type européens.

 

Mouillons sur l’île d’en face Testigo Grande.

Autour de nous la plupart des bateaux sont français.

Belle rencontre que celle avec Grandeur Nature un catamaran gigantesque où 4 adultes, 1 ado encadrent 7 gamins d’environs 15ans dont 3 à problème venant de la Z.E.
Dans le contexte paradisiaque où nous sommes le contact se fait naturellement chaleureux.
C’est un Ricardo attachant, enthousiaste, bavard curieux intéressé et intéressant que nous découvrons de prime abord.
Puis c’est au tour de Quentin, petite tête d’ange auréolée de boucles blondes qui vient faire son numéro de séduction. Je le crois sans problème tant il est volubile mais Wilfried et Francis, 2 des « encadreurs », nous narreront combien ils sont terribles. Peu de jours avant ils ont dû se séparer du seul couteau de cuisine à bord !
La surveillance est constante en plus de les occuper et trouver des activités.
Le désamorçage de la violence se fait par la découverte de la nature (tortues, dauphins…) de pays plus ou moins démunis (Casamance, Brésil, Haïti, Dominique, Venezuela…) pendant 9 mois.
Les encadrants sont obligés de se relayer tant la tâche est ardue, mais quelle merveilleuse mission en tout cas, la partie émergée que l’on en a vu paraît concluante.

Nous sommes invités un soir et irons ensemble une partie de la nuit sur la plage où les tortues viennent pondre mais pas cette nuit là.
On quitte le mouillage et cet attachant équipage sous la mélopée du lambi de Stevie (coquillage percé qui sert de cor de chasse aux pêcheurs), poignant, pour un mouillage un peu plus loin : Playa Real. Hum… c’est là que 6 mois auparavant un bateau s’est fait pirater.

Première nuit, tout fermé mais bien vite d’autres rencontres et la psychose tombe !

 

 

Grandeur Nature traces de tortue sur la plage
Par Rihouay
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Dimanche 27 juillet 2008 7 27 /07 /Juil /2008 23:48

  Ici, c’est le fief de “Chonchon”, Conception de son vrai nom, qui, après un passé de pêcheur, contrebandier… s’est retiré sur cette île au fabuleux décor, comme l’équivalent du garde champêtre des lieux. Sa bicoque, à l’écart du village (de 5, 6 cases à tout casser), est l’endroit stratégique avec vue sur toutes les allers et venues du mouillage en plus d’être aéré ce qui l’épargne des moustiques ou autres moucherons qui sévissent le jour à cette période de l’année. Chonchon a 70 ans, fière allure, l’œil et l’esprit vifs, comprend et parle le français, t’explique les subtilités de l’espagnol quand tu hésites ou fais des fautes. Les navigateurs sont ses amis et sa bouffée d’oxygène. Ceux qui l’ont connu, diront que c’était un excellent chasseur et plongeur mais l’abus d’alcool avec cette gente voyageuse a un peu entamé ses articulations ! L’île est vraiment très belle avec son isthme de sable blanc, sa côte rocheuse au vent, repère des biquettes et fous de Bassan, la petite cabane de pêche des jumeaux Franky et Carlos au bout de la plage… La communauté bateaux s’agrandit d’un Belize 44 et d’un lagoon 47 grand luxe. A bord, des musicos amateurs.Nous passons une soirée mémorable chez Chonchon, également auteur compositeur guitareux. Chonchon a tué et cuisiné un jeune bouc pour l’occase. Les « biquets » voileusement connus connaissent bien le Venezuela et sont une mine d’informations ont toutes les solutions à nos interrogations quant à la réception de nos hôtes pour cet été. Ils confirment toutefois qu’il faut voyager en convoi et c’est à 7 bateaux que nous faisons los Testigos, Margarita.

 

Par Rihouay
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Vendredi 1 août 2008 5 01 /08 /Août /2008 23:04

panorama sur le mouillage de playa Real

soiree chez Chonchon

Par Rihouay
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Vendredi 1 août 2008 5 01 /08 /Août /2008 23:14

A Margarita c’est en charter organisé que nous nous faisons arnaqué par le dénommé Juan en cheville avec les autorités pour nous estamper de 280 bolos l’entrée au lieu d’une 30aine, de nous conduire au supermarket le plus cher du coin sous prétexte de transport en bus privado ….pipeau tout ça… Chonchon l’avait bien dit, d’entrée il ne m’a pas plu ce Juan, et le peu de temps que nous y sommes restés m’a permis de  vérifier la fausseté de ses renseignements.

 

Margarita est un cauchemar, le convoi se fait pesant nous mettons les voiles avec Rackam pour la « Blanquilla », « Sea prize » nous a suivit.


 la Blanquilla

Retour au dénuement. France et Bernard nous parlent de leur projet d’écolodge au Panama, ils ont épluché tous les systèmes pour s’auto suffire en énergie. Nous passerons les voir sur la route du canal.

Plus loin nous retrouvons nos petits Thelonious.

La Blanquilla a un petit village et une base militaire. Le reste est de la roche ou du sable envahit de cactus et autres épineux redoutables même pour les baskets !

Les fonds sont très poissonneux, nous traversons des nuages opaques de milliers de petits poissons gris qui se meuvent au gré du ressac et  occultent les autres poisons multicolores, impressionnant la première fois  de les écarter pour voir au-delà..

Les pélicans plongent à la verticale au ras des rochers et se font attaquer par des sortes de petites mouettes chipies qui veulent piquer leur pêche !

On s’émerveille de ce spectacle naturel, notre « prison break » à nous !

Par Rihouay
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Vendredi 1 août 2008 5 01 /08 /Août /2008 23:36

La Tortuga

L’île est toute plate et sert d’aérodrome aux quelques vénézueliens friqués qui viennent le week end ou l’après midi jouer les robinsons sur playa Caldera.

C’est ici que demeure Mancho, petit bonhomme de 35 ans aux traits d’indien, le visage buriné et le cheveu décoloré par le soleil. Il vit ici toute l'année avec deux autres pêcheurs sans femme, sans famille. Il a son petit coup de spleen pendant la soirée d’anniversaire qu’ont organisé les biquets.

Le sable est blanc, l’eau est turquoise, le soleil y tape comme jamais, le spectacle est scotchant mais notre Mancho s’y sent seul et les allers venues autour de lui-même si il les recherche le renvoient que plus à sa solitude.

Inoubliable la sortie dans sa barque à deux moteurs pour un snorkeling dans « ses endroits », dommage le corail est mort mais les poissons toujours autant de tableau abstraits.

 

 

 

Par Rihouay
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