Bon Colon pas si pire, parait qu’on se fait agresser à tous les coins de rue, ben nous on n’a rien vu même en ayant les poches pleines de dollars pour aller payer le passage….
Sommes en plein dans les formalités, l’approvisionnement pour la transpacifique et les premiers mois en Polynésie ou les prix flambent. On vide le bateau faisant la chasse au poids inutile, grand nettoyage.
C’est un peu le stress, et le stress par 35° c’est épuisant.
Nous avons nos équipiers pour nous aider durant le passage du canal, deux couples plus les pilotes panaméens, pendant 24 heures qu’il va falloir nourrir et abreuver…
Il y a 3 premières écluses à passer le samedi soir, puis une nuit dans le lac Gatun, lac artificiel d’où est pompée toute l’eau des
écluses, puis 3 autres écluses le lendemain matin avant le pacifique. Les bateaux sont sortis vers 12H3O dimanche.
La ville décrépie a une très belle architecture coloniale française. Les panaméens te disent que l’argent du canal reste dans les
hautes sphères ou part à Panama city et ne profite pas au peuple. C’est aussi le lieu d’un gros trafic de drogue. Les jeunes ne veulent pas travailler préfèrent se camer dixit Alfonso, le gardien
du club de 74 ans qui continue à travailler après une vie de pêcheur.
D’abord il y a l’excitation, le passage du canal a quelque chose de
symbolique, changer d’océan, de continent. Il y a ceux qu’on laisse, qui restent dans“ la Caraibe ” ou rentreront en Europe, mais viennent, je ne sais par quelle curiosité sadique, se
frotter à ceux qui passent ici à Colon où il n’y a rien d’autre à faire, et les tour du mondistes, C’est l’instant du grand saut, le point de non retour.
