Vendredi 13 février 2009 5 13 /02 /Fév /2009 20:09

 

Bon Colon pas si pire, parait qu’on se fait agresser à tous les coins de rue, ben nous on n’a rien vu même en ayant les poches pleines de dollars pour aller payer le passage….

Sommes en plein dans les formalités, l’approvisionnement pour la transpacifique et les premiers mois en Polynésie ou les prix flambent. On vide le bateau faisant la chasse au poids inutile, grand nettoyage.

C’est un peu le stress, et le stress par 35° c’est épuisant.

Nous avons nos équipiers pour nous aider durant le passage du canal, deux couples plus les pilotes panaméens, pendant 24 heures qu’il va falloir nourrir et abreuver…

Il y a 3 premières écluses à passer le samedi soir, puis une nuit dans le lac Gatun, lac artificiel d’où est pompée toute l’eau des écluses, puis 3 autres écluses le lendemain matin avant le pacifique. Les bateaux sont sortis vers 12H3O dimanche.

La ville décrépie a une très belle architecture coloniale française. Les panaméens te disent que l’argent du canal reste dans les hautes sphères ou part à Panama city et ne profite pas au peuple. C’est aussi le lieu d’un gros trafic de drogue. Les jeunes ne veulent pas travailler préfèrent se camer dixit Alfonso, le gardien du club de 74 ans qui continue à travailler après une vie de pêcheur.

 

Par Atsani
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mercredi 18 février 2009 3 18 /02 /Fév /2009 19:30

Les formalités canal peuvent se faire seul ou avec argent  25 dollars, éviter Tito, l’agent du Yacht Club, lui préférer Rudy (tél. 66 70 75 85) pour un service plus aimable et très efficace et 20 dollars.

 

1 – Douanes : Immigration au Yacht Club

 

2  Contacter sa banque pour relever plafond de  retrait CB

 

3 – Aller en taxi (1 U.S.) au bureau de mesurement  (Rudy peut vous emmener) pour prendre R.V. avec l’inspector (2,3 jours) avant 14H.

 

4 – Mesurement : prévoir une corne de brume sous pression, le matin

 

5 - Paiement : le jour même du mersurement, avant 15H, aller payer à la Citybank 609 Dollars en cash pour moins de 50 pieds, idem pour un catamaran, 891 dollars de caution en CB VISA uniquement (prix février 2009). C’est là qu’il vaut mieux avoir prévenu sa banque auparavant…

Le soir même avant 18H. Téléphoner pour avoir la date de ton transit (2, 3 jours en période creuse)

 

5 - Trouver :      - les 4 équipiers  handliners au Yacht Club parmi les amis navigateurs, trop contents de « tester le canal »

                              - 4 amarres de 40 mètres louables au Yacht Club ou par Rudy (15 dollars chaque amarres)

- des pneus,3 dollars par pneu, ou aller les chercher à la décharge derrière la plage face au mouillage, ou en ville mais Tito n’aime pas ça.

 

Tout cela prend 8 à 10 jours avec le facteur manana .

On peut faire sa sortie du Panama à Colon, ce serait plus facile.

Colon n’est pas si merdique que ça, on peu s’y balader à pied le jour, tout est à proximité, le taxi coûte 1 dollar la course en ville.

Le fuel est à 2,1 dollars le gallon, moins cher à Flamenco (Panama).

On peut carener à Shelter bay (antifouling Jotun dans la zone libre)

On peut aller se balader dans le rio Chagres en attendant son tour si on a fini ses courses        pour y trouver eau clair et douce, singes, oiseaux, balade en forêt.

Avitaillement : Plusieurs supermarchés REY, 99, MEGADEPOT.

 

Par Atsani
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 18 février 2009 3 18 /02 /Fév /2009 19:31


D’abord il y a l’excitation, le passage du canal a quelque chose de symbolique, changer d’océan, de continent. Il y a ceux qu’on laisse, qui restent dans“ la Caraibe ” ou rentreront en Europe, mais viennent, je ne sais par quelle curiosité sadique, se frotter à ceux qui passent ici à Colon où il n’y a rien d’autre à faire, et les tour du mondistes, C’est l’instant du grand saut, le point de non retour.

Le groupe des trois premières écluses (Gatứn) se passe la nuit, ce qui ajoute à l’anxiété pour nous qui n’avons jamais passé le canal comme la plupart des gens au mouillage qui sont allés déjà servir d’handliner sur un bateau en transit

Nos équipiers sont des trentenaires  bons marins et bons vivants. Sur le lot un est déjà passé et comme la plupart, dédramatise. Nous prenons un Warram (petit catamaran de 3 tonnes) en remorque entre les écluses, et ça c’est une grande première. Il faut assurer une certaine vitesse pour être à l’heure au passage d’écluse. Nous sommes confiants et l’équipage de Taraipo (connu à Itaparica) est tellement sympathique, que nous ne pouvons pas le laisser tomber.

On nous donne un pilote, qui dirigera les opérations depuis le bateau en contact radio permanent avec les autorités du canal.

Le passage d’écluse la nuit est magnifique, le reflet des lumières sur le remous de l’eau. La nuit nous dormons amarrés à une bouée sur le lac. Au matin lever de soleil sur la mangrove, des eaux plates que viennent rider le trafic des cargos, paquebots.

Nous avançons au moteur avec Taraipo en remorque sur le lac puis le canal pendant 4 heures.

Chacun y va de son petit piquage de nez, soleil, nuit courte, arrosage de la veille, même Francisco, le pilote est pris en flag... Il suffit juste de la vigilance du barreur.

Ecluse Pedro Miguel…puis la dernière, celle où la caméra du site nous prend, celle où en haut d’une tour, les touristes peuvent observer le canal, celle d’où tu as une vue plongeante sur le Pacifique, Miraflores… Grosse émotion, j’en perds ma tong dans l’écluse.         

Les eaux descendent, la porte est devant nous qui sommes en première ligne, depuis le début  un pélican est posé dessus, imperturbable. La fente prometteuse est en forme de croix, comme pour ajouter au solennel du moment, puis la fente s’élargit …moment de liesse, à nous le Pacifique.


 


ecluse de Gatun

la lamaneurs

le pélican et vue sur le Pacifique
 
A nous le Pacifique !

 
Panama depuis le canal

Par Atsani
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mercredi 25 février 2009 3 25 /02 /Fév /2009 17:59

 

20 heures, on entre dans l’écluse, accouplés et les lamaneurs vous lancent leur pomme de touline à fixer à vos grandes amarres. On chemine encore 100 mètres comme ça jusqu’après les portes et à l’endroit choisi par le pilote, les lamaneurs halent les amarres. Dès qu’ils ont passé l’œil sur la bitte et, après l’ordre du pilote, vous fixez votre amarre au taquet pour arrêter le bateau. L’eau rentre à gros bouillons et gros remous, il faut reprendre, ça tire, au winch si possible ou bien à 2, pour garder les bateaux dans l’axe. Première écluse passée, las lamaneurs vous gardent en main jusqu’à la deuxième écluse, puis la troisième.

22 heures, le mouillage sur tonne est à 1 mille, on y passe la nuit dans le grand calme après avoir bien dîner et arrosé ça.

5 heures, réveil par les singes hurleurs.

6 heures, lever de soleil sur le lac Gatun

6 heures 30, arrivée des pilotes

on prend le raccourci « banana cut »

4, 5 heures plus tard (21 miles), c’est là qu’il faut faire 5 nœuds, arrivée à l’écluse Pedro Miguel, une seule écluse , là on est au niveau des lamaneurs, puis ça descend, il n’y a qu’à laisser filer, c’est très cool. 1 mille plus loin Miraflores, 2 écluses qui se suivent, si vous êtes devant, impression d’une piscine à débordement.

On passe sous le pont de Amériques, le Balboa Yacht Club est à bâbord 1 mille plus loin. Le balisage s’inverse, (vert à tribord). Encore 1 mille pour le mouillage de la Playita Flanenco, rouleur, bondé et loin de la ville mais néanmoins sympa. Il y a un ship près du dinghy dock (dinghy dock 5 U.S. par jour), un autre à la marina Flamenco qui abrite aussi l’immigration.


Andre 



Par Atsani
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 10 mars 2009 2 10 /03 /Mars /2009 03:42
otaries-pour-blog.jpg



PANAMA - GALAPAGOS peinardos

 

Impressionnante avec ses 6 mètres de long , son gros évent , et ses gros yeux  qui nous regardent

d un air gourmand , la baleine est restée collée à la coque pendant un bon quart d'heure .

Elle nous a montré son ventre blanc et s'en est allée dans l'immensité pacifique en nous laissant tout ébaubis.

 


Une petite nuit aux Perlas , on resterait bien mais il y a exceptionnellement du vent et on veut en profiter . Alors roule , poussés par vent et courant portant pendant 6 jours . Un jour de plus au moteur et nous voila arrivés à San Cristobal de Galapagos, accueillis par les otaries qui sont les reines du mouillage.

Hop un bon coup de rein en s'aidant des nageoires avant et arrières, l'otarie se hisse et se répand sur la jupe d'Atsani, et attaque une petite sieste, leur principale activité. Il y en a des dizaines, sur les bateaux, dans les annexes, sur le quai , sur la plage du village une bonne cinquantaine , qui dégagent une odeur , mamma mia ça fouette grave .

Et ça joue , ça gueule en bêlant, beuglant, bréant, mi chèvre, mi porc, ça reniflent, tousse, crache, passe la tête par les hublots, mate  tout ce qui se passe .

Sur la plage tu peux les toucher, même pas peur . C'est plutôt toi qui cours si un gros male de 150 kg te dis de dégager.

Enfin des grosses déconneuses ces otaries, m'étonne pas qu'elles aient des dispositions pour le cirque.

Bon mais Galapagos, ça veut dire tortues de terre géantes c.a.d. 100 kgs et jusqu'a 180 ans

Il en reste 3000 sur les 150000 de l'époque d'avant que les bateaux les capturent comme réserve de viande : elles restaient un an sans boire ni manger, pratique pour un bateau.

 

Autres animaux à découvrir, les fous à pieds bleus et les requins marteaux avec lesquels nous essaieront de nager en partant dimanche sur les Marquises ....

Làou le temps s'immobilise .....

En attendant ici aux Galapagos, Il s'écoule peinardo.

Par Atsani
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Présentation

Images Aléatoires

  • Kavau mansion
  • Mouillage Wangarei
  • Spi-2.jpg

Rechercher

Créer un Blog

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés